vendredi 5 juin 2009

Nursultan Nazarbaiev


Premier président de la République du Kazakhstan, oeuvrant depuis l'indépendance pour faire exister dans le monde son pays, qui n'avait jamais eu de frontières ni de structure d'Etat qui lui soit propre, Nursultan Abishevitch Nazarbayev fait parti des grands personnages du Kazakhstan.

Il est né le 6 juillet 1940 dans le village de Tchemolgan du district de Kaskelen de la région d’Almaty du Kazakhstan. Il entre dans la vie active à 20 ans et commence sa carrière comme ouvrier métallurgiste dans la fonderie et les hauts-fourneaux de l’usine métallurgique de Karaganda, qui faisait parti de la Direction de construction du trust "Kazmetallurgstroï" (Temirtaou, région de Karaganda). Il y a successivement tenu les postes de dispatcheur, gazier et gazier en chef de la section des hauts-fourneaux. Ce combinat qui a pris le nom "Groupe d’usines combinées métallurgiques de Karaganda" en 1966 lui a permis de se former par alternance dans son établissement d'enseignement supérieur technique, études qu'il a terminé en 1967 en recevant un diplôme d'ingénieur métallurgiste.

Il entre en politique à partir de 1969. Il prend alors des différentes responsabilités au sein des organisations du Parti Communiste et du Komsomol (Organisation des Jeunes Communistes) à Temirtaou, région de Karaganda. En 1973, il prend la fonction de secrétaire du Comité du Parti du Groupe d’usines combinées métallurgiques de Karaganda.
En 1977 il devient deuxième secrétaire du Comité Régional du Parti Communiste à Karaganda, puis secretaire du Comité Central du Parti Communiste du Kazakhstan en 1979. De 1984 à 1989, il exerce ses premières fonctions de pouvoir en tant que Président du Conseil de Ministres de la République Soviétique Socialiste (RSS) du Kazakhstan. Il retourne ensuite au Comité Central du Parti Communiste du Kazakhstan pour y occuper le poste de premier secrétaire.
Simultanément, en février 1990, il devient le Président du Soviet (Conseil) Suprême de la RSS du Kazakhstan puis Président de la République du Kazakhstan deux mois après.

Il n'a pas quitté cette dernière fonction depuis. Plusieurs dates importantes ont jalonné son maintien au pouvoir :

  • Elu président de la République du Kazakhstan par le parlement en avril 1990.
  • Le 1er décembre 1991 ont eu lieu les premières élections nationales du Président de la République, où N. Nazarbayev a reçu le soutien de 98,7 % des électeurs.
  • Par référendum du 29 avril 1995 approuvé à 94,4% des voix, les pouvoirs présidentiels de N.A.Nazarbaev ont été prorogés jusqu’à l’an 2000.
  • Le 10 janvier 1999, N. Nazarbaev a été réélu Président du Kazakhstan après avoir reçu 79,8 % des voix pour un mandat de 5 ans.
  • Le 4 décembre 2005, il est réélu président pour une mandat de 7 ans avec 91 % des voies au premier tour.


En 1992, il soutient une thèse de doctorat au sujet de “La stratégie de l’économie des ressources dans les conditions du devenir et du développement des relations de marché” devant l’Académie russe de gestion à Moscou. Il devient donc docteur en économie, et légitimise ainsi ses actions en faveur d'une entrée de son pays dans une économie de marché.


Par la suite il entre dans les institutions suivantes :

  • Académicien de l’Académie Internationale d’Ingénieur (1993).
  • Académicien de l’Académie des Sciences Sociales de la Fédération de Russie (février 1994).
  • Académicien de l’Académie Nationale des Sciences de la République du Kazakhstan (1995).
  • Professeur Honoraire d’Université Nationale Kazakh d’Etat Al-Farabi.
  • Membre Honoraire de l’Académie des Sciences de Biélorussie (janvier 1996).
  • Professeur Honoraire d’Université d’Etat M.V.Lomonossov, Moscou (mai 1996).

Autres fonctions actuelles

  • Président de l’Assemblée des Peuples du Kazakhstan (1995).
  • Commandant en chef des Forces Armées du Kazakhstan (1993).
  • Président de l’Association Mondiale des Kazakhs (1992).
  • Président Honoraire de la Fondation de l’Amitié des Peuples de l’Asie Centrale et du Kazakhstan.

Autres fonctions passées

  • Président de la Fondation Internationale pour la réhabilitation d’Aral (de 1993 à 1997).
  • Député du Soviet (Conseil) Suprême de l’URSS de la 10e et 11e convocation.
  • Député du Peuple de l’URSS de 1989 jusqu’au janvier 1992.
  • Membre du PCUS de 1962 jusqu’au août 1991. (déclaré sa sortie des rangs du PCUS).
  • Membre du Comité Central du PCUS de 1986 à 1991. Membre du Bureau Politique du Comité Central du PCUS de 1990 à 1991
  • Membre de la Commission Centrale de Contrôle du PCUS de 1981 à 1986.

Ouvrages écrits par Nursultan Nazarbaiev :

mercredi 25 mars 2009

Les Sunkars - Police d'élite


Chris Ryan fait de la géopolitique

mardi 24 février 2009

Les fêtes de Nauryz

La fête de Nauryz est une fête populaire et traditionnelle kazakhe sans caractère religieux. Le Nauryz fête, au jour du printemps, le renouvellement de la nature. L'actuel nom de Nauryz provient du persan Novruz, traduit par « nouvelle journée ».
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Au Kazakhstan le Nauryz existait déjà avant l’apparition de l’Islam sur ses terres. On pense qu'il provient de l'ancienne Mésopotamie. A Babylone le Nouvel An était célébré le 21e jour du mois de Nissanu (correspondant à Mars-avril) avec des festivités qui durant 12 jours, comportaient des rites, des divertissements et des spectacles. Cette fête est également une tradition forte dans les autres pays d'Asie centrale ainsi qu’en Afghanistan, Azerbaïdjan, Iran et Turquie.
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Au Kazakhstan, Nauryz a démontré son profond ancrage dans les racines kazakhes en ayant réussi à traverser les âges et notamment la période soviétique pendant laquelle il a souffert d’étouffement après avoir été déclaré idéologiquement incompatible. Le Nauryz a finalement été officiellement rétabli comme jour férié au Kazakhstan en 1988. Au cours de l'histoire du Kazakhstan, le Nauryz est devenu progressivement, un symbole du Nouvel An. Aujourd'hui, il est l'un des plus jours fériés favori des Kazakhs.
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Nauryz célèbre l'éveil de la nature. Cet éveil symbolise le triomphe du bien, le printemps, la victoire contre les forces du mal de l'obscurité, qui sont représentées par l'hiver. Nauryz est le point où la présence oppressante du froid de l’hiver se dissipe et où la douceur du printemps suscite espoir et enthousiasme.
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Le thème central de Nauryz est le renouvellement, le nettoyage, l'arrivée du printemps, et la naissance d'une nouvelle vie. De nombreux versets ont été consacrés à ce magnifique jour dans les œuvres des intellectuels Kazakhs contemporains, tels que Qunanbayuli Abay, Alihan Bukeihanov, Baitursynov Akhmet, Mirjaqip Dulatuli, Saken Seifulin et d’autres encore. Plusieurs types de concours y sont souvent associés, tels que les courses de chevaux, des jeux de combats, l’"Aytis" qui est une compétition musicale de poètes-musiciens traditionnels. Et bien sûr, il y a beaucoup de chansons, de danses et de jeux. L'une des brillantes traditions que nous fait découvrir le poète Abai, est la « Nauryz-bata » ou Nauryz bénédiction. Recevoir une bénédiction en ce jour de la bouche des aqsaqals (les anciens) et des ajes (femmes agées) est considéré comme un grand honneur et un signe de bonté.
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Au cours du Nauryz, il est de coutume de partager généreusement son dastarkhan (plat). Le Nauryz közhe (soupe de yogourt) est spécialement préparé pour la table des festivités. Dans chaque yourte les familles ont chacune leur propre recette. La seule règle concerne le nombre d’ingrédients qui doivent être au nombre de sept. Les invités sont servis des meilleurs plats de viande qazy, qarta, shujiq (agneau et viande chevaline), etc. Il existe également une tradition qui en cette occasion, consiste à rassembler tout les restes des réserves, de les mélanger pour les cuisiner.
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Dans l’esprit du Nauryz, il convient de nettoyer soigneusement sa maison, de rembourser l'ensemble de ses dettes, d’oublier les offenses et les ressentiments et à faire la paix avec toutes les personnes avec lesquelles on était en désaccord. La nuit du Nauryz apporte chance et réalisation de ses vœux. Par conséquent, on doit saluer avec une âme et un esprit clair et remplir toute la vaisselle à la maison avec du lait, des céréales ou de l'eau de source de sorte que la prospérité ne quitte jamais son foyer. Mais le Nauryz ne se limite pas seulement aux festivités et dastarkhan. Au cours du mois, il faut aider la terre à reprendre vie, en l’aérant, en nettoyant les canaux d’irrigation, les chutes, les sources et les puits d'eau d'arrosage. Du lait sacré et versé dans ces points d’eau afin d’invoquer la fécondité de la terre nourricière. Le travail de la terre peut enfin commencer.
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Depuis vingt ans nous assistons à la renaissance du Nauryz. Symbole d’unité et de paix, le Nauryz est devenues une des fêtes préférées des citoyens de la République du Kazakhstan. La fête débute en général le 21 Mars et dure un mois. Pendant cette période, de nombreuses manifestations sportives et culturelles sont organisées dans tout le pays.
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Fête au Kazakhstan
Plongez dans l'ambiance kazakhe du Nauryz 2009

mercredi 18 février 2009

La Yourte


La yourte est donc l’habitat traditionnel des nomades d’Asie centrale : Mongolie, Kirghizstan, Kazakhstan… Et son nom d’origine est le ger.

On pense qu’elle est apparue il y a 2000 ans, sous forme conique (comme les tipis des Amérindiens) et a été améliorée au fil du temps, notamment avec la découverte du feutre (laine ou poils d’animaux pressés et ébouillantés), chaud et isolant, et le remplacement de la porte de feutre par une en bois. Au Moyen-Age, elles étaient mobiles et on les transportait sur des charrettes. Elles avaient à cette époque un toit plus haut et pointu. Il y a eu des yourtes-palais, celles des khans (les grands chefs), magnifiquement décorées avec des peaux de tigres ou de lions et des piliers couverts d’or.

Elle est toujours de forme ronde, ce qui la protège des vents violents des steppes. L’armature verticale, un treillis de bois, se poursuit par un dôme, et le tout est couvert de couches de feutre puis d’une toile de coton blanc, et est renforcée à l’intérieur par deux piliers. Elle comprend une ouverture au sommet pour laisser passer les fumées et donner de la lumière. Elle se démonte et se remonte en quelques heures et abrite jusqu’à 20 personnes. A la différence des yourte kirghizes et mongoles, la yourte kazakhe est moins décorée, plus volumineuse et un peu plus difficile à monter.

Toute la famille vit là et des codes de bonne conduite organisent la vie à l’intérieur : la porte est toujours face au sud ; quand on entre les femmes sont à droite, les hommes à gauche, le lit du chef de famille en face. Lorsqu’on y pénètre, c’est avec le pied droit, qu’on ne doit surtout pas poser sur le seuil, et on ne doit pas non plus toucher les montants de la porte ! C’est une pièce unique, avec le poêle au centre, et quelques meubles (lits, coffres, commodes, tables basses), les ustensiles des garçons de leur côté, les ustensiles des filles du leur. Pour ne pas offenser les esprits, on ne jette pas ses détritus dans le feu, et quand on reçoit des invités, on offre un verre de vodka, qui fait le tour de l’assemblée.

De nombreuses personnes vivent encore dans ce très ancien habitat qui tend cependant à disparaître, les nomades abandonnant peu à peu leur mode de vie ancestral. Au kazakhstan la population est sédentaire, il n'y a plus de nomades, mais quelques éleveurs l'utilisent encore pendant les périodes de paturages.

La yourte est classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

vendredi 13 février 2009

Les Forces armées Kazakhes

Historique

Les forces armées du Kazakhstan se sont construites sur les ruines des forces armées soviétiques du district militaire du Turkestan, stationnées au Kazakhstan, lesquelles sont officiellement dissoutes le 30 juin 1992.
Le plus gros des forces du district militaire du Turkestan constituent alors le cœur de la nouvelle Armée qui acquiert toutes les unités de la 40ème Armée (ex 32ème Armée), une partie du 17ème corps d'armée, 6 divisions terrestres, les bases logistiques, les 14° et 35° brigades aériennes, 2 brigades lance-missiles, 2 régiments d'artillerie et de nombreux autres équipements retirés de la partie occidentale de l'Oural. A celle-ci s'ajoutent les forces de défense aériennes, 3 brigades de forces aériennes mobiles et les forces d'artillerie et de missiles qui ont été séparées en branche distincte depuis le 7 mai 2003.
Au milieu des années 1990, les forces terrestres du Kazakhstan inclues le 1er Corps d'armée (état-major de Semipalatinsk), avec la 68e (l'ancien 372e Red Banner Novgorod Rifle Div) division d'infanterie mécanisée (Ozek Sary, dans la province de Kyzylorda), 4 divisions d'infanterie mécanisée et un régiment de chars et de la 78e Division Tank (Ayaguz).
Bien que la 68e division soit une formation d'infanterie mécanisée, elle dispose de près de 600 chars et 500 véhicules blindés de combat. La 78e division blindée avait 550 chars, 390 véhicules blindés de combat et 190 pièces d'artillerie.
Le 210e Centre de formation (une ancienne division d'infanterie mécanisée) comprenant 15.000 soldats et officiers et 220 chars et 220 pièces d'artillerie, était une division renforcée. (Il a été souvent appelé la Division des Gardes selon des sources kazakhes).


Organisation des Armées

Le Kazakhstan maintien des forces navales en opération sur la Mer Caspienne, avec une force de 3000 hommes équipés de 12 patrouilleurs de type Almaty (4), Dauntless(1), Guardian(5), Zhuk(2)

La carte militaire du Kazakhstan est composée de 4 zones de défense terrestres :

  • La zone de défense d'Astana
  • La zone de défense Sud à Taraz
  • La zone de défense Est à Semipalatinsk
  • La zone de défense Ouest à Aktobe

En outre, il existe une élite militaire appelée Garde Républicaine, avec 3500 soldats (1997). Cette force fait partie de l'armée de terre. Il existe également des Commandos d'élite de l'armée, spec-ops forces de la KNB (agence de renseignement).


Développements récents

Depuis 2000, le Kazakhstan a fait rapidement croître la capacité de son armée. Beaucoup de systèmes proviennent encore de Russie, avec également un petit nombre de systèmes américains entré en service dans l'inventaire Kazakh. Le plus gros développement de l'Armée du Kazakhstan a été centré sur les unités blindées dans les dernières années. Depuis 1990, des unités blindées se sont développées pour atteindre jusqu'à 1600 blindés entre 2005 et 2008. Beaucoup d'entre eux sont hérités de l'ère soviétique.
L'Armée Kazakhe s'est projetée pour la première fois hors de ses frontières en 2003, en détachant en Irak, 49 ingénieurs militaires au sein de la division multinationale du Centre-Sud, sous commandement US. Elle sort également de ses frontières afin de s'entrainer dans le cadre de manœuvres communes aux pays de l'Organisation de Coopération de Shangaï.
En 2008, seul 0,9% de son PIB part en dépenses militaire (à comparer à 2,6% pour la France, 4% pour la Russie, les USA et la Chine et 2% en moyenne mondiale). Ce niveau correspond à l'esprit de neutralité que souhaite conserver le Kazakhstan (à comparer avec la Suisse 1% du PIB)


Conscription

Les citoyens âgés de 18 à 27 ans sont assujettis à la conscription. Sur les 70.000 hommes présents dans les effectifs de l'armée kazakhe, on considère qu'il y a environ 65% de militaire de carrière ou sous contrat. Un plan stratégique datant de 2007 prévoyait un passage à une armée de métier. Cependant, la crise financière et économique qui s'est installée au même moment au Kazakhstan a fait émerger le débat sur la conscription qui risque au contraire de renforcer l'ancien système de conscription afin de drainer les jeunes kazakhs sans emploi.


Composition ethnique

A l'indépendance les officiers des forces en stationnement au Kazakhstan étaient au trois quarts russes et les hommes du rang essentiellement kazakhs. Très rapidement les autorités kazakhes ont cherché à modifier la représentation ethnique en envoyant notamment dès 1994, 200 officiers kazakhs en formation dans les académies militaires russes sur les 480 officiers à former, ce qui été conforme aux vœux du président Nazarbaiev de composer une armée ethniquement équilibrée.


Formation

Il existe un Corps des cadets appelé École républicaine « Jas Oulan » qui accueille et instruit 4000 enfants dès l'âge de 12 ans. Les principales tâches de ces écoles militaires nationales consistent à dispenser un enseignement général obligatoire, inculquer les rudiments de l'éducation militaire, enseigner le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, favoriser l'épanouissement de la personnalité, des talents et des capacités physiques et intellectuelles, et préparer à une vie responsable, dans un esprit de paix, de tolérance et d'égalité. Les élèves de ces écoles ne peuvent pas être impliqués dans des conflits armés ou à de quelconques activités ou hostilités à caractère militaire.
A partir de 16 ans, les élèves des écoles militaires se voient dispenser des cours théoriques sur la constitution de différents types d'armes sans qu'il y ait de manipulations pratiques. Les cadets qui le souhaitent peuvent intégrer l'armée à 18 ans s'ils le souhaitent.

Certains des officiers supérieurs de l'Armée kazakhe sont formés à l'étranger dont une bonne partie à l'académie militaire de WestPoint aux États-Unis et un officier à l'école militaire de Paris (2007-2008).


Budget Militaire

1996 KZT 8 bn max avec 120000 hommes
2001 KZT 24 bn (USD174.66m)
2002 KZT 33.7bn (USD245.25m)
2003 KZT 41.9bn (USD304.93m) - 1% GDP
2008 0,9% du PIB

vendredi 23 janvier 2009

Abaï Kunanbaïev


Abaï Ibrahim Kunanbaïouli est un poète, compositeur et moraliste kazakh né le 10 août 1845 et décédé le 5 juillet 1904. Abaï Kunanbaïouli, généralement appelé Abaï, est plus connu sous le nom russifié d'Abaï Kunanbaïev.


Abaï est né à Tchingis-Tau (Karaoul aujourd'hui), dans une famille de l'aristocratie kazakhe. Il a été éduqué dans sa maison puis envoyé dans une école religieuse musulmane où il apprit l'arabe, le perse et découvrit la poésie et la littérature asiatique. Il fut ensuite envoyé par son père à l'école russe de Semipalatinsk où il découvre la littérature russe et occidentale. Alors qu'il était destiné à poursuivre l'œuvre de son père qui était chef de clan, il préférera persévérer dans les études.

Sa connaissance du russe lui permettra de traduire en kazakh plus d’une cinquantaine d’œuvres occidentales alors inédites dans son pays. Considéré comme le père de la littérature kazakhe, Abaï a composé un nombre important de poèmes qui conformément à la tradition kazakhe sont destinés à être chantés. Avant lui, seule une transmission orale des textes et chants était pratiquée parmi les nomades de la terre kazakhe, colportés par les célèbres « akines ». Il est l'auteur de Paroles édifiantes, sorte de pamphlet moraliste dont le contenu a eu et continue d'avoir une grande influence sur le peuple kazakh. Il était attiré par la pensée des lumières et dans son travail, a su porter un regard critique sur la culture kazakhe, en particulier dans une collection de poème intitulé Livre des Mots (Qarasozder).

Abaï convie ses compatriotes à l'honnêteté, au respect des principes moraux et de la religion mais aussi à l'ouverture sur la culture russe, malgré que la Russie soit plutôt objectivement perçue comme un occupant. Abaï voit dans l'apprentissage de la langue russe une porte s'ouvrant sur le monde dans lequel il souhaite ardemment faire participer son peuple.

Abaï est considéré au Kazakhstan comme l'un des pères de la nation. Un très grand nombre de monuments lui est consacré et ses écrits forment la base de la culture kazakhe. Sa vie a été retracée par l'écrivain Moukhtar Aouézov dans le livre La route d'Abaï ainsi qu'en 1983 dans le film Abaï, produit par kazakhfilm.
Noursoultan Nazarbaiev, président de la république du Kazakhstan :

« Pour chaque Kazakh, Abai ne fut pas seulement un homme de lettres, mais aussi un précepteur et un maître, un être cher et proche, voire un confesseur. C'est pourquoi il est fait si souvent référence à son œuvre qui reflète si bien I'esprit et la vie populaire kazakhs. Mais son œuvre a aussi une dimension plus large car elle touche aux grandes questions que I'humanité s'est posée de tous temps.

En effet, l' œuvre d'Abaï KOUNANBAIOULY tente de trouver une réponse à certaines grandes questions éthiques comme le bien et le mal, la justice et la Iâcheté, l'amour et la perfidie, la vie et la mort. L'appel d'Abaï à l'unité et la fraternité de tous les pays et de tous les peuples n'a rien perdu de son sens historique, car c'est en apprenant les uns des autres qu'on avance ensemble sur la voie du progrès.

Quelle que soit I'évolution du monde, I'œuvre du poète ne perdra jamais de son actualité. Au contraire, le nom d'Abaï deviendra le fleuron spirituel de la nation kazakhe pour les générations futures. »


ooOoo

Extrait des « Réflexions » :

" Celui qui ne sait pardonner à son prochain, celui-la offense l'étranger" .
" La honte, c'est la dignité humaine qui, de l'intérieur, force à avouer ses fautes et à s'infliger le châtiment. Mais les gens que je vois aujourd'hui n'ont honte de rien, ne savent même pas rougir lorsqu' ils ont accompli une mauvaise action."
" Une bête ne sait rien, mais elle n'affirme pas le contraire".


Extrait de « L’été » :

…Le riche chef de la tribu apparaît dans I'aoul
Il a parcouru ses troupeaux de Karakoul.
Satisfait de l'état dans lequel ils se trouvent;
Son cheval rapide, un rêve de repos, s'entrouvre.
Les villageois font cercle autour d'un grand saba
Aux habitants de l'aoul qui se trouvent là…

dimanche 7 décembre 2008

Video encyclopedia of Kazakhstan